Le cinéaste haïtien fait revivre l’écrivain anglais George Orwell, auteur du célèbre roman « 1984 » traduit et lu dans de nombreux pays, au travers de son film documentaire « Orwell 2+2=5 » ; sorti sur les écrans en cette fin février.
Le film enlace la vie d’Orwell, son enfance, les quelques années où policier, il vit en Birmanie, c’est à son retour qu’il comprend les atrocités du colonialisme, la guerre civile en Espagne où il se rend, puis les années qui le conduisent à écrire son célèbre roman sur l’île écossaise de Jura alors qu’atteint de tuberculose, il est soigné dans un sanatorium et se meurt en janvier 1950.
Raoul Peck intercale des extraits des films des deux Michael,
Anderson et Radford, « 1984 », sortis respectivement en 1956 et 1984,
et de nombreux extraits vidéos des guerres actuelles ou passées, des discours
de Trump, avec la voix d’Eric Ruf,
ancien Directeur de la Comédie Française, lequel nous livre des écrits d’Orwell
puisés çà et là dans son journal de bord.
On découvre ainsi que l’équipe Trump n’a rien inventé en ce
qui concerne « les faits alternatifs »,
terme cher à la communicante trumpiste lors de son premier mandat. A plusieurs
reprises, et cela figure noir sur blanc dans le roman d’Orwell paru en 1949, Raoul
Peck insiste sur ce policier qui torturant le héros d’Orwell, veut lui faire
dire que 2+2, ça fait 5.
Au final, ce n’est pas tant le roman d’Orwell qui serait
porté au cinéma comme l’ont fait Redford et Anderson, mais une dénonciation du
fascisme, de la montée des extrêmes-droites partout dans le monde, des
dictateurs, et Raoul Peck les nomme, Trump, Poutine, Netanyahou (les images de
Gaza en ruines sont présentes dans le film), et d’autres tel le massacre et l’exil
des Rohingyas en Birmanie. Un grand merci au réalisateur haïtien.








