Lear is in Town,
pièce mise en scène par Ludovic Lagarde, et présentée au dernier festival
d’Avignon, est un condensé du Roi Lear de Shakespeare.
Il s’agit essentiellement de la scène où Lear, accompagné de
son fou, erre dans la forêt, sous un orage terrible, après avoir été chassé par
ses deux filles aînées à qui il a donné à chacune la moitié de son royaume, la
troisième, Cordélia, refusant de se prêter au jeu voulu par son père.
Chemin faisant, ils rencontrent Tom qui est en réalité Edgar,
le fils de Gloucester, et qui fuit devant le danger représenté par son
demi-frère.
Nous avons donc sur scène, deux fous, mais fort différents
l’un de l’autre. Et, du moins me semble-t-il, ce sont les deux fous qui, mis en
parallèle, soutiennent la pièce, Lear en devenant personnage secondaire.
Dans cette pièce d’une heure 40, on respire le texte de
Shakespeare, à pleins poumons, dirais-je… il est vrai que le vent
souffle ! Texte magnifique retraduit par deux compères, amis de Ludovic
Lagarde.
La trouvaille de ce dernier consiste à affubler chacun des
personnages, d’une paire de gros écouteurs qui leur permettent de se connecter
au monde, hors de leur huis clos, pour écouter ceux et celles que Shakespeare
nommera plus loin, « ces bandes et coteries de grands personnages qui
fluent et qui refluent à chaque lune nouvelle ».
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