mardi 1 octobre 2013

Ma vie avec Liberace


Ma vie avec Liberace, de Steven Soderbergh, avait fait l’ouverture du dernier festival de Cannes, sans rien obtenir d’ailleurs.
Un jeune homme, beau, blond, musclé, devient l’esclave sexuel d’un pianiste virtuose et richissime, lequel consomme les jeunes mâles, les uns après les autres, avant de les jeter comme des citrons trop pressés. Voilà pour l’histoire.

Michael Douglas dans le rôle du pianiste (Liberace) est bien sûr excellent. Matt Damon aussi. Mais que reste-t-il du film quand on sort de la salle. Pas grand-chose ! des paillettes, quelques morceaux de bravoure au piano, des belles voitures, des intérieurs de maisons respirant le fric… et puis c’est tout. Soderbergh aurait pu mettre en parallèle la vie de cet artiste d’une part, et la société aux USA, à l’aube des années Reagan. Non, nous sommes ici en vase clos. Tout juste entendra-t-on à la fin, l’annonce de la mort de Liberace, pour cause de Sida. Oh, scandale !
Mais ce film reflète aussi la domination d’une classe sociale sur l’autre : le fric l’emporte inexorablement : celui qui aura connu, quelques années durant, une vie de pacha, est rejeté, sans palais, sans voitures, sans meubles. Tout juste gardera-t-il quelques bijoux et quelques dizaines de milliers de dollars. Issu d’une famille pauvre, il était là pour « satisfaire » son maître. Rien de plus.

PS : les Etats-Unis ne projettent pas le film sur grand écran, non pas parce qu’il est mauvais, mais par pudibonderie !

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