Blue Jasmine,
dernier film de Woody Allen, est une œuvre totalement rafraîchissante, surtout
par rapport à ce qu’on nous sert actuellement sur les écrans (je parle du
cinéma d’auteur, pas du cinéma à fric !).
Nous avons droit à deux sœurs (non biologiques puisque
toutes deux adoptées).
L’une, Ginger, vit dans un milieu très modeste, elle change
parfois d’amant, et ne rêve pas d’une vie meilleure. L’interprétation du rôle
qu’en fait Sally Hawkins est magistrale. La joie de vivre avec ses deux enfants
turbulents, les dents toujours en avant, son emploi de caissière, tout cela
nous la rend formidablement sympathique.
L’autre, Jasmine, ex grande bourgeoise, sans le sou, ne rêve
que de retrouver un richissime mari. Et quand enfin elle pense l’avoir déniché,
tout s’écroule. Kate Blanchett passe de la femme mondaine à la femme déprimée,
de la femme aimante à la femme trompée, à la femme menteuse et à la femme éplorée : tous les
portraits y passent. Du grand art.
Quant à Woody Allen, il nous sert un film aux nombreux
retours en arrière, bourré d’humour comme il sait si bien faire, avec deux
formidables actrices, ce qui nous fait un bien fou.
"Quant à Woody Allen, il nous sert un film (...) comme il sait si bien (en) faire" depuis 15 ans ? 20 ans ? 25 ? - Sans surprise, sans audace et vaguement chiant.
RépondreSupprimerKiçapeubienêtre?