Le verdict a tôt fait de tomber : cancer du foie avec métastases de niveau 4. Une sœur un peu envahissante, un collègue dont elle tombe amoureuse (mais il est trop tard), et surtout un mannequin en carton représentant une star coréenne qu’elle embarque chez elle et qui va lui tenir compagnie jusqu’à la fin.
Voilà une équipe d’acteurs et actrices superbement dirigées par Isabel Coixet, dont on retiendra le second amant, l’espagnol Francesco Carril, au firmament de la délicatesse, ainsi que le premier, l’italien Elio Germano, doublement récompensé à Berlin en 2020 et à Cannes en 2010, anéanti par la destruction de son couple dont il s’estime responsable.
Un film où les dialogues, d’une très grande richesse, illuminent chaque plan, entre autres l’éloge funèbre de Marta devant la mort d’un oiseau, sans oublier la blague sur Marx et Dieu, prononcé pendant le générique de fin (de pas s’enfuir de la salle avant que les lumières soient rallumées).

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