Il s’agit donc, nous dit-on, de la dernière tournée de la
compagnie de Trisha Brown, avant d’inaugurer à partir de 2015, « un
nouveau mode de diffusion des œuvres chorégraphiques ».
J’avais découvert Trisha, au début des années 80, en
Avignon, quand ses danseurs exploraient tout l’espace en dansant sur les murs.
Quatre chorégraphies nous étaient présentées, à Orléans.
« For MG : the Movie », créée en 1991, est
une pièce difficile à appréhender. Pendant de longues minutes, une danseuse, en
combinaison couleur rouille, arpente la scène de long en large. Les 6 autres
danseurs la rejoignent finalement, habillés pareillement. Le mouvement est
répété, l’ensemble est austère. La musique électronique d’Alvin Curran nous
fait entendre les bruits de la ville, des usines…
« Watermotor » (1978), est un solo pour un
danseur, trop court pour en dire quoi que ce soit.
« Les Yeux et l’âme » est une merveille, créée en
2011, sur une musique de Rameau, extraite de Pygmalion. Les 8 danseurs
présentent des lignes d’une très grande pureté, d’une fluidité rare. Quatre
couples évoluent sur scène, en pleine harmonie, les bras et les jambes se
croisent, se décroisent… Les spectateurs sont sous le charme !
Enfin, « Newark » (1987) est le pendant de
« The Movie » : mais cette chorégraphie est d’une approche
nettement plus facile. Là encore, les lignes des danseurs sont limpides et
forment une vraie harmonie. Des panneaux de couleur montent et descendent,
partageant la scène. Une sirène retentit par moments. Les couples se font, se
défont, évoquant la puissance du mouvement masculin et la flexibilité féminine.
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