samedi 19 octobre 2013

Omar



Omar, du réalisateur palestinien Hany Abu-Assad, ne peut laisser le spectateur indifférent.

D’abord, parce que nous sommes en Cisjordanie, dans un pays occupé par un autre, avec descentes de police comme en pays conquis, au bon vieux temps du colonialisme.

Omar est un jeune palestinien, amoureux d’une jolie jeune fille. Il est boulanger, il gagne bien sa vie. Tout pourrait lui sourire. Mais il va être embarqué dans le meurtre d’un militaire israélien. A partir de là, il va se faire berner par tout le monde, de A à Z. La fin sera radicale.

Il y a du Shakespeare dans ce film : nos deux tourtereaux sont Roméo et Juliette, amour impossible ; Iago (Amjad) est absolument épouvantable ; quant à Richard III (l’officier israélien), il n’aura pas même le temps de réclamer un cheval.

Prix du Jury dans la catégorie « Un certain Regard » au festival de Cannes 2013. C’est amplement mérité !

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