Omar, du
réalisateur palestinien Hany Abu-Assad, ne peut laisser le spectateur
indifférent.
D’abord, parce que nous sommes en Cisjordanie, dans un pays
occupé par un autre, avec descentes de police comme en pays conquis, au bon
vieux temps du colonialisme.
Omar est un jeune palestinien, amoureux d’une jolie jeune
fille. Il est boulanger, il gagne bien sa vie. Tout pourrait lui sourire. Mais
il va être embarqué dans le meurtre d’un militaire israélien. A partir de là,
il va se faire berner par tout le monde, de A à Z. La fin sera radicale.
Il y a du Shakespeare dans ce film : nos deux
tourtereaux sont Roméo et Juliette, amour impossible ; Iago (Amjad) est
absolument épouvantable ; quant à Richard III (l’officier israélien), il
n’aura pas même le temps de réclamer un cheval.
Prix du Jury dans la catégorie « Un certain
Regard » au festival de Cannes 2013. C’est amplement mérité !
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