dimanche 21 janvier 2018

Hommage à la vieillesse

Les films évoquant la vieillesse ne sont pas très nombreux, voire plutôt rares. John Carroll Lynch a eu l’idée de réaliser un long métrage en hommage à Harry Dean Stanton, âgé de 90 ans, connu pour avoir interprété le rôle de Travis, dans « Paris-Texas », Palme d’Or à Cannes en 1984.

Lucky, c’est dans le film, HDS, habitant une maison isolée, près cependant d’une petite ville en Arizona, quelque part en bordure d’un désert où poussent les cactus. Lucky, chaque jour, après sa toilette et sa gymnastique matinale, coiffé d’un chapeau de cow-boy, ouvre la porte devant un halo de lumière vive (l’entrée au paradis ?), se rend au bar du coin, à l’épicerie du coin, passe devant on ne sait quoi pour s’exclamer « connards ! », ou dans une sorte de pub où il n’a pas le droit de fumer, ce qui pour lui est un vrai désastre, épuisant un paquet par jour.

Il rencontre des personnages attachants, Howard notamment, interprété par David Lynch, lequel a perdu sa tortue vieille d’un siècle. Ladite tortue que l’on découvre dans le désert au début et à la fin du film, jolie allégorie sur le temps qui passe, la vieillesse…

Film mêlant fiction et documentaire, certains traits du personnage de Lucky étant un copier coller de la vie de HDS, le reste ne relevant que de l’imagination du scénariste.

Au final, après avoir interprété une chanson en espagnol lors de la fête d’un garçon, et c’est la dernière image de HDS, près des cactus, il tourne la tête vers la caméra et arbore un magnifique sourire adressé aux spectateurs que nous sommes. Signe d’adieu d’un acteur qui mourra quelques mois après le tournage. Au revoir, Harry Dean Stanton ! On n’oubliera pas Travis…

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