mardi 8 décembre 2015

Trois chorégraphes à l'Opéra Garnier

J’étais à l’Opéra Garnier, lundi 7 décembre. J’ai découvert les portiques à l’entrée ainsi que les espèces de trous béants dans les loges de face. Avec l’habitude, on s’y fera, on n’en parle déjà plus beaucoup dans les médias.

Polyphonia de Chistopher Wheeldon, pour débuter. Si je ne l’avais pas su, il est, il me semble, visible qu’il s’agit d’une œuvre de jeunesse du chorégraphe, laquelle manque cruellement de profondeur. Cela peut être joli par instant, on ne s’ennuie guère, mais bon, c’est gentil sans plus. J’ai néanmoins apprécié le duo des garçons, Axel Ibot et P-A Raveau, ainsi que le solo féminin d’Amandine Albisson.  Je m’interroge néanmoins sur l’opportunité qui consiste à faire entrer au répertoire de l’Opéra de Paris, une telle œuvre d’un chorégraphe, qui, du moins je l’espère, aurait pu proposer quelque chose de plus construit.

Avec Alea Sands, on passe à tout autre chose, de beaucoup plus consistant. McGregor n’est plus un débutant. Les jeux de lumière, que ce soit autour de la fresque de Chagall, ou sur le mur du fond de scène, se marient bien, j’ai trouvé, avec la chorégraphie, notamment les figures géométriques lumineuses et celles dessinées par les danseurs. Mon regard a notamment été attiré par Léonore Baulac dont la danse ne laisse pas indifférent.
Pourtant, je ne suis pas fan de Boulez ! Mais je dois avouer que l’ensemble, musique, lumières et chorégraphie, et même les costumes que je ne trouve pas laids du tout, mais bien dans le style de l’oeuvre, est une réussite. Sans doute, Alea Sands ne me restera pas en mémoire éternellement, mais une telle création honore l’ONP.

Reste le morceau de choix, le Sacre du Printemps, celui pour lequel on vient à Garnier. Pour la musique, et pour la danse.
Je n’ai jamais non plus été fan de Pina Bausch dont certains ballets au début des années 80 m’ont particulièrement indisposé. Le film « Rêves dansants » m’avait ébloui. Peut-être que si aujourd’hui je revoyais « Kontakhof », mon sentiment serait fort différent de celui qu'il fut à l'époque.
Ce soir, Alice Renavand tenait le rôle de l’Élue. Magnifique, bouleversante. Elle m’a parue totalement exténuée lors des saluts, mais il y a de quoi. Quant à la présence de Karl Paquette sur ce ballet, j’apprécie quand des étoiles oublient un instant leur titre pour se fondre dans la masse des danseurs. Il était d’ailleurs tout heureux, lors des saluts, d’entrer le premier sur le plateau et de tirer la chaîne des 32 danseurs pour se positionner à la toute extrémité de la scène.

Soirée allant crescendo pour moi, dans un final éblouissant !

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