mardi 28 avril 2015

Solitude mortelle

Une belle fin, de Uberto Pasolini, est un film sur la grande solitude des êtres en fin de vie. Sujet éminemment grave qui méritait qu’un réalisateur s’interroge, et interpelle le spectateur. Certes, ce n’est pas un grand film, mais par son sujet, il mérite réflexion.

John May, célibataire, seul dans la vie, sans famille, sans ami, travaille dans une agence spécialisée dans les obsèques des personnes seules. Après avoir « perquisitionné » les affaires du mort, il part à la recherche de la famille qu’il ne trouve pas, des amis qui ne viendront pas aux obsèques. Il garde lui-même quelques photos des disparus qu’il colle soigneusement dans un album chez lui. Car il est extrêmement minutieux, M. May, il ne laisse rien au hasard.

Avant d’être licencié par son patron, il va clore son travail avec un dernier disparu, voisin de son immeuble. Après avoir visité l’appartement sordide du mort, il découvre au gré de ses rencontres, des morceaux de vie du défunt et ceux qui ont partagé sa vie un moment, quelques années tout au plus : une femme dont ce fut le seul amour de sa vie, deux enfants de lui, jeunes filles ou femme maintenant, un compagnon qu’il a connu pendant la guerre aux Malouines, deux SDF qui ont partagé une place et une bouteille sur les trottoirs de Londres.

La dernière image est terrible, mais aussi très belle : sortez vos mouchoirs !

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