Journal d’une femme de chambre, de Benoît Jacquot est évidemment tiré du roman éponyme d’Octave Mirbeau.Il y a du beau monde dans ce film, à commencer par Léa Seydoux et Vincent Lindon.
Léa est remarquable dans ce long métrage : sourire pouvant être charmeur, ou bien moue dédaigneuse et méprisante, elle bougonne parfois contre ses « maîtres ». On la voit tantôt laver les carrelages, nettoyer, récurer… (les mauvaises langues diront que ce n’est pas son ordinaire dans la vie civile !).
Vincent en homme à tout faire, taiseux, l’œil toujours aux aguets, n’est pas mal non plus.
C’est bien filmé, on ne s’ennuie pas, mais tout ça n’en fait pas un chef d’œuvre, d’autant plus que le son ne me semble pas irréprochable.
Pour ce qui est de l’histoire, on est en province, chez un couple de gros bourgeois qui emploient une femme de chambre, elle pour les travaux d’intérieur, lui qui voudrait bien baiser une petite jeune. On est en plein dans la lutte des classes.
Mais pour Mirbeau, c’est simple, tous sont pourris, et quelle que soit la condition sociale. Les seuls à s’élever au-dessus de la mêlée, meurent, telle Rose la voisine, ou George, le tuberculeux.
Quant aux deux employés domestiques interprétés par Léa Seydoux et Vincent Lindon, ils ne valent pas mieux. Mirbeau n’était pas très optimiste quant à l’avenir de la société humaine.
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