L’Épopée de l’Everest, de l’alpiniste et cameraman britannique John Noël, retrace la tentative en 1924, de parvenir au sommet de la plus haute montagne du monde.Film muet, en Noir et Blanc évidemment, on reste totalement abasourdi devant un tel travail cinématographique. Certes, pas de caméra à l’épaule, pas de travelling, uniquement des plans fixes avec une caméra sur pied, probablement très lourde puisque Noël s’est arrêté au camp « Snowfield », vers une altitude de 6000 mètres. Par la suite, grâce à un téléobjectif dont on ne pouvait soupçonner l’existence à cette époque, il parvint à filmer l’équipe d’alpinistes jusqu’à 2 à 3 km de distance, et nous proposer des images de la montagne, avec des effets de lumière extraordinaires.
Mais ce film a aussi un caractère ethnographique puisque dans la première partie, il filme les habitants des plus hauts villages du monde, leur vie faite de peu de choses, leurs coiffures impressionnantes, le monastère de Rongbuk et son lama, ou une sorte de forteresse construite plusieurs siècles auparavant au flanc d’une montagne…
Comme on le sait, ou comme on ne le saura sans doute jamais, Mallory et Irvine ont disparu dans les dernières « rampes » menant vers le sommet. L’ont-il atteint ? Il faudra attendre près de 30 années, pour que l’Everest soit vaincu de façon certaine par la cordée dirigée par Hillary et le Sherpa Norgay en 1953, mais par une voie moins périlleuse.
Ceci dit, le film pose une multitude de questions, entre autres sur les rapports entre Britanniques et Sherpas, la pose des Tibétains devant l’œil de la caméra alors qu’ils ne connaissent pas le cinéma, le froid peu évoqué. A ce sujet, le film donne à certains moments, le sentiment d’une promenade de santé, ce qui fut loin d’être le cas.
Néanmoins, voilà un documentaire exceptionnel à ne pas manquer !
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