Long métrage de Chloé Zhao sorti en 2025, récemment en France, auréolé de deux Golden Globes en 2026 et nommé 8 fois aux prochains Oscars, « Hamnet » est une machine à émotions aux larmes, destiné à recevoir de nombreux prix dans les festivals et surtout aux Oscars, accessoirement destiné aussi à remplir les salles de cinémas dont les directeurs se plaignent régulièrement d’une baisse sensible de leur clientèle.
Le scénario s’inspire plus ou moins de la vie de William
Shakespeare, ou plutôt de son épouse et de ses trois enfants. Lui et son
théâtre, on n’en parlera qu’à la fin au travers d’une représentation d’Hamlet
dans son théâtre londonien du Globe, à laquelle assiste son épouse, la larme à
l’œil semblant reconnaître en Hamlet, son fils Hamnet décédé. Et Chloé Zhao n’y
va pas par quatre chemins, en faisant apparaître le visage du blondinet dans
les rêves de la mère, tel un fantôme. Bon, pas la peine d’explication à ce
moment précis, plus c’est gros, et plus ça marche, et plus la larme coule au
coin de l’œil.
Ceci dit, le film est promis à un bel avenir, il est fort
bien monté, on y voit Agnès (sans accent dans les sous-titres, l’épouse, son
nom a changé, Anne en réalité) en compagnie d’un faucon au tout début du film, accoucher
seule dans les bois, au pied d’un arbre, toujours la même Agnès tentant de
sauver sa fille Judith de la peste (elle réussit), mais pas pour son fils
jumeau prénommé Hamnet. Quant à l’irlandaise Jessie Buckley, elle est tout simplement exceptionnelle, l’Oscar
lui est assuré paraît-il.
Faut-il aller le voir en salle ? Oui, sans doute, il
s’agit là d’un bon divertissement de deux heures, mais c’est bien tout. Car on
ne saura pas grand-chose du travail du dramaturge. A moins de considérer comme (certains ?
beaucoup ?), que Shakespeare n’était qu’un prête-nom derrière lequel se
camouflaient nombre de ses contemporains écrivains et hommes (voire femmes) de
théâtre.

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